Chronométrer une course, c'est transformer des passages sur une ligne en un classement juste, publié vite. Les puces font ce travail sans erreur de saisie, à condition de préparer quelques étapes dans le bon ordre. Voici le déroulé, de l'ouverture des inscriptions au lendemain de la course.
| Pièce | Rôle |
|---|---|
| La puce | Un autocollant passif sans pile, collé au dos du dossard, qui porte un identifiant unique |
| L'antenne | Posée au sol en travers de la ligne, elle lit les puces qui passent au-dessus d'elle |
| Le décodeur | Relié à l'antenne, il horodate chaque lecture et l'envoie au classement |
| Le logiciel | Il relie chaque lecture au coureur et calcule temps, places et catégories |
Étape 1, ouvrir les inscriptions
Tout commence par la liste des coureurs. Chaque inscription porte le nom, la date de naissance, le sexe, la distance et, pour une course au calendrier de la FFA, le numéro de licence ou de PPS. La date de naissance sert à calculer les catégories d'âge, la distance à séparer les classements. Quand les inscriptions et le chronométrage passent par le même outil, cette liste est prête le jour J, sans import de fichier. Les contrôles demandés par la fédération sont détaillés dans l'article licence et PPS.
Étape 2, attribuer dossards et puces
Chaque coureur reçoit un numéro de dossard. En course à pied, la puce est collée au dos du dossard et son identifiant est associé à ce numéro, donc au coureur. Le dossard se porte devant, bien visible, par-dessus la veste s'il pleut. Le coureur garde sa puce après l'arrivée, il n'y a rien à récupérer.
Étape 3, poser l'antenne
L'antenne se pose au sol, en travers de la ligne d'arrivée, et se relie au décodeur. Si le départ et l'arrivée sont sur la même ligne, une seule antenne mesure les deux. Si le départ est ailleurs, un second système se pose au départ. La pose prend quelques minutes. Un passage avec quelques dossards avant l'ouverture du sas vérifie que tout est lu.
Étape 4, donner le départ
Au signal, le chronomètre de la course démarre. Chaque coureur a ensuite deux temps. Le temps officiel court du signal de départ à son arrivée. Le temps réel court de son propre passage sur la ligne de départ à son arrivée, ce qui compte pour le coureur parti au fond du sas. Le règlement running de la FFA établit les classements sur le temps officiel.
Sur un trail, un point de passage contrôlé par un second système vérifie que personne n'a coupé le parcours et montre qui n'est pas encore arrivé au ravitaillement. Sans réseau en montagne, le système enregistre les passages en local et les envoie dès qu'il retrouve une connexion.
Étape 5, l'arrivée
Chaque passage sur l'antenne d'arrivée est horodaté et remonte au classement. Le coureur voit son temps sur son téléphone dès la ligne franchie, et le classement se projette sur grand écran au village. Les catégories d'âge et les classements par équipe se calculent tout seuls.
Étape 6, après la course
Les résultats restent en ligne et se retrouvent par le nom de la course. Ils s'exportent en tableur avec les dates de naissance complètes. Pour une course inscrite au calendrier de la FFA, la fédération demande les résultats en tableur, de préférence au format e-Logica, et jamais en PDF. Le matériel repart le lundi.
Le principe technique est détaillé sur la page comment fonctionne le chronométrage à puces, et le budget dans l'article combien coûte un chronométrage à puces.
Questions fréquentes
- Non. Le dispositif se pose en quelques minutes et se pilote depuis un navigateur. L'équipe Chrono Corner reste joignable pendant toute la course.
- Oui. Le système enregistre les passages en local et se synchronise dès qu'il retrouve du réseau, ce qui compte sur un trail en montagne.
- Un seul sur la ligne de départ et d'arrivée suffit sur un trail simple. Chaque point de passage contrôlé demande un système de plus, à 384 €.
- 478 € le week-end puis 1,28 € par coureur inscrit, transport compris, réservable en ligne au moins deux mois avant la course.